Dire « je suis un peu stressé(e) mais … çà va » est devenu un réflexe. Un mot pratique, socialement acceptable, qui vous permet de rester en surface sans avoir à plonger dans ce qui se passe vraiment à l’intérieur, en profondeur. Le problème n’est pas de ressentir du stress. C’est une réaction humaine et normale. Le problème, c’est que ce mot devient un écran qui masque les vraies émotions ressenties : la peur, la honte, la tristesse ou la fatigue profonde, voire l’épuisement. Et ces émotions ne se vivent et ne s’appréhendent pas de la même façon. On ne rassure pas une peur comme on accueille une honte.On n’apaise pas une tristesse comme on relâche un besoin compulsif de contrôle. Chaque émotion vient avec un déclencheur, une fonction et un besoin à satisfaire. Nommer avec justesse ce que vous vivez, c’est la 1ere étape pour reprendre votre pouvoir et choisir votre vie.
Le coût invisible de la minimisation
Tant que vous minimisez en disant « ce n’est qu’un peu de stress », vous restez coincé·e dans un cercle vicieux.
Si vous évitez de regarder en face la vraie émotion, vous ne pouvez pas la transformer. Le stress change simplement de forme, mais il continue de piloter votre vie sans même que vous ne vous en rendiez compte. Comme si, tapi dans l’ombre il tirait les ficelles. C’est mon grand apprentissage avec ma maladie chronique : je ne voulais pas aller voir … mais je voulais guérir. Et c’est cette décision de guérir qui a fait que je n’ai eu le choix que l’aller faire face à ce qui me terrifiait. Avec le recul, je me dis « quelle perte de temps », mais … je n’étais pas prête et c’était mon chemin. Alors soyez douce et doux avec vous-même ; nous avons chacun notre propre rythme, nos propres choix, notre propre chemin et il se respecte.
Dans l’interview que j’ai réalisée avec mon amie Ludyvine sur YouTube, nous avons évoqué ce fameux cercle vicieux du stress financier et du lien avec la santé et le bien-être. On attend la retraite pour profiter sans se rendre compte que le stress chronique, pendant ce temps, fait son chemin … Ce que nous voulons montrer à travers cet échange, c’est que plus on minimise nos émotions, plus on s’éloigne de notre vraie vie. Plus on a peur d’aller voir, plus cela s’amplifie. Or l’argent est et devrait rester un outil au service de nos valeurs plutôt qu’une source permanente d’anxiété. Vous pouvez regarder ou réécouter l’interview complète ici :
Comment sortir du piège ?
La prochaine fois que vous surprenez la phrase : « Je suis stressé(e) » ou « juste un peu stressé(e) », en train de sortir de votre bouche, faites une petite pause et demandez-vous, avec douceur : « Qu’est-ce que je ressens vraiment, si je descends un peu plus en dessous ? »
Cette simple question est un acte de courage et d’honnêteté envers vous-même. Elle vous permet de passer de la surface à la profondeur : vous écouter vraiment. C’est le dernier enseignement de cette série en 4 articles : arrêter de minimiser vos émotions, c’est arrêter de vous trahir.
Vous n’avez pas besoin d’être fort·e tout le temps. Vous avez simplement besoin d’être honnête avec ce que vous ressentez.
Et c’est à partir de cette honnêteté que votre rapport à l’argent peut enfin s’apaiser, et de là, votre relation à vous-même et aux autres.
Dans mon précédent article, je vous proposais de regarder derrière le mot “stress”. Aujourd’hui, on va creuser un peu plus profond. Parce que comprendre ce qui ce joue pour soi est une étape importante mais pas suffisante pour transformer. Apprendre à apprivoiser vos émotions, c’est ce qui change vraiment la donne. Le stress financier n’est presque jamais seulement une question d’argent. Des études montrent qu’il active souvent des émotions plus profondes, plus anciennes et plus puissantes : peur, honte, culpabilité, qui viennent avec un sentiment impuissance ou un besoin excessif de contrôle. Et tant que ces émotions restent dans l’ombre, ce sont elles qui dirigent vos actions.
1. Les causes profondes : d’où vient vraiment l’anxiété financière
L’anxiété liée à l’argent commence rarement par l’argent lui-même. La peur que vous ressentez à l’idée de consulter votre compte ou d’investir dans quelque chose qui vous fait plaisir, l’angoisse à l’arrivée des factures, d’un imprévu financier … cela remonte souvent à des souvenirs d’enfance.
Avoir grandi dans l’insécurité financière peut amener à devenir vigilant.e vis-à-vis des finances et à le rester à l’âge adulte. L’enfant ressent et absorbe le stress des parents (ton de voix, expressions faciales, tensions et conflits parentaux …) et internalise un danger financier qui pourra se manifester beaucoup plus tard dans le temps, sous forme d’anxiété.
La peur de l’insécurité financière toucherait les familles à travers les générations, parfois même en cas d’amélioration de la situation. On a tous entendu nos parents, grands-parents, … parler et/ou agir d’une certaine façon avec l’argent, (épargner de façon obsessionnelle, sans jamais se faire plaisir, ou au contraire dépenser sans compter, développer un certain gout ou rejet pour l’argent, l’argent çà rend mauvais …). L’argent vient ainsi avec tout un « héritage » émotionnel.
Au-delà des influences familiales, dans la société moderne on associe volontiers la réussite aux finances, voire à la valeur personnelle. De ce fait, rencontrer des difficultés financières, perdre un emploi, avoir du mal à en retrouver … peut nous amener à vivre cela comme un échec personnel. L’argent est ainsi fortement lié à l’estime de soi. Les réseaux sociaux ont tendance à accentuer le problème car ils amènent à se comparer à d’autres paraissant mieux réussir relationnellement, professionnellement, financièrement … alors qu’ils ne montrent que la partie la plus flatteuse de la réalité de la personne.
2. Les liens que vous ne faites peut-être pas encore entre votre corps et le stress financier
« Le corps n’oublie rien » affirme et démontre le Dr Bessel Van Der dans son livre. Il garde en mémoire vos soucis financiers, même lorsque vous tentez de les mettre de côté. Le stress chronique en lien avec l’aspect financier entraîne une élévation du cortisol qui, quand elle perdure dans le temps, impacte votre sommeil (réveils nocturnes, épuisement au réveil …), votre système immunitaire, votre système cardiovasculaire (augmentation de la pression artérielle, rythme cardiaque accéléré), votre système digestif (douleurs à l’estomac, nausées, grignottage ou pertte d’appétit …) …
Vos relations changent : fuite des conversations difficiles, irritabilité, colères fulgurantes, conflits fréquents … L’anxiété prend toute la place et empêche la prise de recul, la patience, la présence à l’autre et à soi… Rancœur, ressentiment peuvent apparaitre dans le couple. Eloignement, isolement social du fait de la gêne, de la honte liée aux difficultés financières. Parler de ses difficultés n’est pas aisé pour tous et parfois nous préférons nous éloigner d’amis, décliner les invitations, … plutôt qu’exprimer nos difficultés. Or ce repli vous prive d’un soutien social et aggrave l’anxiété.
La peur affecte vos choix professionnels : vous pourriez prendre des décisions impulsives et tout quitter quitte à vous mettre en danger ou alors rester dans des emplois toxiques, non rémunérés à la hauteur de ce que vous métitez, préférant la sécurité d’un salaire régulier plutôt que l’incertitude d’en changer, au prix parfois d’un conflit de valeur, d’un épuisement professionnel ou d’une maladie. Une étude de 2013, parue dans Science, a révélé que le stress financier à lui seul équivaudrait à une perte de 13 points de QI.
L’anxiété financière peut vous amener à développer une vision en tunnel et un état d’esprit de manque ,en focalisant sur la pénurie tout en occultant tout le reste, et ainsi passer à côté d’opportunités qui pourraient vous aider à améliorer votre situation.
3. Comprendre, accueillir, reconnaitre
📍Comprendre et accueillir vos émotions en lien avec le stress financier
Micro-outil : micro-action 👉 Quelle plus petite action je peux faire ? (ouvrir mes comptes, faire un bilan …)
5. Le besoin de contrôle
Manifestation : tout surveiller, tout anticiper, tout traquer
Piège : épuisement, 0 plaisir
Micro-outil : lâcher 5% 👉 Si je lâcher juste un tout petit peu, qu’est-ce-que cela changerait ?
📍Reconnaitre
Votre valeur en tant que personne, indépendamment de votre métier ou situation financière
Quand vous jugez les autres en fonction de vos croyances par rapport à l’argent
Vous avez le droit de traverser des moments difficiles et d’être soutenu.e
« On commence à changer lorsqu’on apprend à s’approprier son cerveau émotionnel – c’est à dire à observer et à tolérer les sensations déchirantes qui expriment l’humiliation et la souffrance. Ce n’est qu’après avoir appris à supporter ce qui se passe en soi que l’on commence à apprivoiser, et non plus à effacer, les émotions qui gardent ces cartes immuables. »
Vous ne règlerez pas un problème émotionnel avec un tableau Excel. Vous pouvez optimiser votre budget… mais si l’émotion reste la même, le stress reviendra.
Parce que derrière votre stress financier, il y a souvent un besoin de contrôle… et de sécurité à reconnaitre et à nourrir.
Et c’est exactement ce que je vous aide à commencer à apprivoiser dans ce guide : 👉 Arrêter de tout contrôler
Le stress financier n’est peut-être pas le problème, mais le signal. Il ne vous parle pas en chiffres, mais en petites phrases discrètes… pourtant très puissantes. Peur de manquer, besoin de tout contrôler, sentiment de ne jamais en faire assez…
Derrière l’argent se cachent souvent des besoins plus profonds qui demandent à être reconnus et nourris : sécurité émotionnelle, estime de soi, besoin de reprendre le contrôle sur sa vie… Apprendre à repérer ces phrases et les émotions cachées derrière, c’est reprendre le pouvoir sur votre relation à l’argent, à vous-même et à la vie.
1. “Je n’aurai jamais assez ” 💡 Derrière : anxiété, peur, (peur de manquer, peur de l’avenir…) 🟢 Réponse : OK, j’ai peur. Si je reviens aux faits, c’est vrai ou c’est une projection ? De quoi ai-je vraiment besoin pour me sentir plus en sécurité aujourd’hui ?
2. “Je suis nul(le), je ne sais pas gérer ” 💡 Derrière : honte, auto-dévalorisation, culpabilité 🟢 Réponse : Je me juge durement. A quoi ou qui je me compare ? Qu’est-ce que je peux apprendre de la situation ?
3. “J’aurais dû / pu faire autrement” 💡 Derrière : la culpabilité 🟢 Réponse : Qu’elle leçon je peux en tirer plutôt que me juger et me blâmer ?
4. “Tout ce que j’ai construit va s’écrouler, je vais tout perdre » 💡 Derrière : insécurité, anxiété, peur 🟢 Réponse : Qu’est-ce qui est stable aujourd’hui dans ma vie, malgré tout ?
5. “Je dois tout contrôler et vérifier” 💡 Derrière : peur de perdre pied, angoisse 🟢 Réponse : Qu’est-ce qui se passerait si je relâchais un tout petit peu le contrôle ? Est-ce que je pourrais me faire confiance ?
6. “Les autres s’en sortent mieux que moi” 💡 Derrière : comparaison, sentiment d’infériorité, dévalorisation, envie/ jalousie, ou honte 🟢 Réponse : Qu’est-ce que je ne vois pas de leur réalité ?Et qu’est-ce-qui est juste et vrai pour moi ?
7. “Je dois faire mieux” 💡 Derrière : pression interne (s’en demander plus, trop), perfectionnisme ou peur de ne pas être à la hauteur 🟢 Réponse : Et si c’était déjà assez pour aujourd’hui ?
Ces petites phrases ne sont pas des vérités. Ce sont des signaux qui vous parlent de vos besoins cachés. Car l’argent, en réalité, touche à des endroits et émotions bien plus profondes :
la sécurité
l’estime de soi
le sentiment de maitrise sur sa vie
…
C’est pour cela que deux personnes avec la même situation financière vivrons des choses totalement différentes. Ce n’est pas qu’une question de chiffres. C’est une question de vécu intérieur.
Apprendre à accueillir ce vécu émotionnel pour le transformer et gagner en sécurité intérieure, cela s’apprend.
Curieuse de recueillir vos retours lire en commentaire😉
Si vous voulez aller plus loin, je partage aussi des pistes pour lâcher le contrôle sans culpabiliser dans ce guide 👉 Arrêter de tout contrôler
Difficultés à payer les factures, dettes qui s’accumulent, difficultés à épargner, à pouvoir offrir ce que l’on voudrait à nos proches ou à soi, inquiétude face à la hausse constante du coût de la vie, aux dépenses imprévues, le chauffe-eau à remplacer, la voiture qui tombe en panne, … On se demande parfois où file l’argent ! Vous êtes vous déjà vu.e hésiter en ouvrant votre compte bancaire ? Sentir que votre ventre se crispe ? Y penser en permanence, ou au contraire mettre les problèmes sous le tapis, ne pas en parler … Et au final, ne plus profiter de la vie.
Que l’on soit entrepreneur.e ou pas, l’aspect financier nous concerne tous et peut nuire à notre bien-être. Cette semaine, je voulais aborder un type de stress particulier, que l’on vit tous parfois sans même s’en rendre compte. Cela vient suite à une intervention que j’ai faite auprès de jeunes entrepreneurs, et qui fait écho à mes propres débuts d’entrepreneure mais aussi à plus tôt dans ma vie et celle de nombreuses personnes que j’ai accompagné. Car quelle que soit la taille du compte en banque, la peur du manque d’argent n’est souvent pas le vrai problème. Il suffit de voir à quel point même les plus fortunés peuvent aussi avoir peur de manquer …
💡Le mot « stress » est devenu un peu un « fourre-tout » ! On l’utilise pour tout : on est stressé par le travail, par les enfants, par l’argent, par l’avenir… Sauf qu’en parlant de stress, en « gérant le stress », vous passez à côté de quelque chose d’essentiel : l’émotion précise que vous ressentez et donc vos vrais besoins.
Alors revenons à l’origine : « stress » signifie « tension » en Anglais. Issu du latin stringere (« mise en tension »), le stress n’est ni une émotion ni un sentiment mais une réaction naturelle de défense de l’organisme face à son environnement.
Le motstress a été introduit par le Dr János (Hans) Selye en 1936, pour définir la réaction «de défense neurovégétative» à l’agression (hémorragie, traumatisme, infection aigüe, choc émotionnel, etc.).
Chez une personne, il exprime ainsi un déséquilibre entre les ressources et les contraintes perçues. Dans cet article, la Fédération Française de Cardiologie décrit les 3 éléments à repérer.
⚠️⚠️ Le stress n’est pas de l’anxiété : le stress est une « réaction », quand l’anxiété est une « émotion » conséquente au stress et qui permet à chacun de s’adapter. Le problème est que si elle s’installe dans le temps, l’anxiété peut devenir toxique.
💡L’anxiété financière c’est une inquiétude persistante concernant vos finances, même quand vous n’êtes pas en situation d’endettement ou que votre situation s’améliore.
Elle conduit à anticiper l’avenir souvent par la négative et cela peut affecter votre bien-être, quel que soit le montant sur votre compte en banque.
3. Les manifestations corporelles du stress financier
Un stress ponctuel, en réponse à un changement ou à une incertitude, est une réaction normale, et témoigne d’un système nerveux régulé. Quand cette capacité d’autorégulation est altérée, le système nerveux est bloqué en mode survie. On passe d’un stress ponctuel à un stress chronique qui maintient le corps en vigilance même en l’absence de danger immédiat, ce qui à la longue peut impacter votre santé physique. Mais aussi votre état émotionnel, votre façon de penser et d’agir.
Les manifestations de ce stress sont multiples et touchent différents domaines de vie :
Troubles du sommeil du fait des ruminations financières, épuisement,
Conflits dans le couple, tensions relationnelles, irritabilité,
Perte de concentration, de mémoire,
Baisse de la productivité au travail,
Maux de tête, tensions musculaires, nœud à l’estomac en pensant à une dépense, ulcères,
Augmentation de la pression artérielle,
Difficultés à prendre des décisions, repli sur soi,
Baisse de l’estime de soi, sentiment d’échec personnel
Souvent abordé sous l’angle du comportement ou de la gestion, le stress est pourtant une réponse du système nerveux face à une situation perçue comme menaçante. Elle concerne ce que l’argent représente : la sécurité, la valeur, le contrôle, la survie. Lorsque vous vous inquiétez pour l’argent, vous vous posez souvent des questions bien plus profondes.
Comprendre cela permet de pouvoir aborder ce qui se passe réellement sous la surface. Car l’argent, en réalité, touche à des endroits bien plus profonds comme :
la sécurité → est-ce que je vais m’en sortir ? suis-je en sécurité ?
l’estime de soi → est-ce que je “gère bien” ma vie ? Suis-je capable de protéger ceux que j’aime ?
le contrôle → suis-je à la hauteur ? est-ce que tout peut s’effondrer si je lâche ?
En effet, le stress financier chronique peut venir menacer notre besoin fondamental de sécurité, impacter notre capacité de réflexion, de vision à long terme, empêchant de nous projeter dans l’avenir. Il peut aussi impacter notre dignité, l’image que l’on a de soi, affecter nos relations, nos choix de carrière et la vie quotidienne.
C’est pour cela que deux personnes faisant face à la même situation financière pourront vivre les choses totalement différemment : l’une se sentira en sécurité, quand l’autre y percevra un danger immédiat, et cela quel que soit le statut social, le niveau de revenu, le montant du solde sur le compte en banque … Ce n’est pas qu’une question de chiffres. C’est une question de vécu intérieur. Ce n’est pas la situation en elle-même qui génère la souffrance, c’est la façon dont on la perçoit. Et c’est la différence entre le stress financier (situationnel et proportionnel) et l’anxiété financière (chronique et souvent disproportionnée).
4. Pourquoi apprendre à gérer son stress financier ?
Parce que le stress économique ne dit rien de votre valeur en tant qu’humain.e.
Ce n’est pas une faiblesse, mais simplement une réaction humaine à une situation difficile.
Certains d’entre nous ont appris à se taire, à se replier en cas de difficultés et à ne pas oser demander d’aide → honte, culpabilité, peur …
Pourtant, le stress financier, ce n’est pas juste avoir peur de ne pas pouvoir boucler la fin de mois ou de payer une facture. Il touche notre équilibre émotionnel, notre estime de soi et nos relations avec les autres.
Différentes études ont montré que les soucis financiers sont l’une des principales sources de stress dans notre société moderne. Ainsi, une étude de l’UCL (University College of London) récemment publiée dans la revue Brain, Behavior and Immunity, portant sur le vieillissement chez 4 934 personnes de 50 ans et plus, a montré que les évènements de vie stressants impactent la santé, qu’il s’agisse d’un deuil ou bien de difficultés chroniques comme des soucis financiers.
Dans cette étude, parmi les 6 formes de stress les plus courantes (problèmes financiers, aidant d’un proche malade, divorce, handicap, deuil ou une longue maladie ), les personnes ayant connu des soucis financiers sont celles qui ont connu les plus grands bouleversements de santé à long terme. Selon l’un des coauteurs de l’étude, Andrew Steptoe (professeur de psychologie et d’épidémiologie), cela serait corrélé à l’inflammation (augmentation du cortisol, de protéines C-réactives et de fibrinogènes). Il a été observé dans cette étude que le stress financier augmentait de 61% le risque de développer des pathologies graves avec l’âge ; ce risque augmentant encore à chaque facteur de stress supplémentaire.
« Lorsque les systèmes immunitaire et neuroendocrinien fonctionnent en harmonie, l’homéostasie est maintenue et la santé préservée. Mais le stress chronique peut perturber ces échanges biologiques et entraîner des maladies. » « Nous avons constaté quele stress financier était le plus néfaste pour la santé biologique, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour l’établir avec certitude. Cela peut s’expliquer par le fait que cette forme de stress peut envahir de nombreux aspects de notre vie, entraînant des conflits familiaux, l’exclusion sociale, voire la faim ou le sans-abrisme. »
Odessa S. Hamilton, doctorante et auteure principale de l’étude (Institut d’épidémiologie et de soins de santé de l’UCL)
5. En conclusion
Le stress financier n’est peut-être pas le problème mais le signal. Besoin de sécurité, peur de manquer, besoin de tout contrôler pour que tout tienne … Apprendre à l’écouter, c’est déjà changer votre relation à l’argent… et à vos émotions. Dans les zones bleues dont je parlais dans mon précédent article, le rapport à la sécurité ne repose pas que sur l’argent. La sécurité est aussi émotionnelle et relationnelle. C’est ce que nous aborderons dans le prochain article.
Alors si le problème n’était pas l’argent… mais la pression que vous vous mettez sur tes épaules ?