Créer ta vie, pas attendre la chance : le pouvoir des émotions

Dans un monde anxiogène, ton intelligence émotionnelle change tout

Photo de Maria Oswalt

Il y a des semaines qui marquent un tournant. Pas forcément parce qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire… mais parce qu’on ose. Cette semaine, j’ai animé une conférence. Je ressens encore ce mélange si particulier juste avant de commencer : ce stress qui prend aux trippes, cette excitation qui met en énergie, et cette envie et joie profonde de transmettre… Et, après coup, ce mélange de fierté de me dépasser à chaque conférence donnée, de satisfaction face à l’intérêt porté par les participant.es, leurs retours chaleureux ainsi que les nouvelles opportunités qui se présentent, et aussi de soulagement ! Cette émotion qui permet de se recharger avant de se remobiliser.

Ce que certains nomment « la chance » j’ai la conviction profonde que c’est le fruit d’une compétence émotionnelle que chacun.e peut développer, semaine après semaine. Et c’est exactement l’esprit de ce défi des 52 semaines : apprivoiser vos émotions pour reprendre le pouvoir sur votre vie et la choisir pleinement.

1. Le stress n’est pas forcément un ennemi

Notre environnement (mondial, socio-culturel, professionnel, relationnel, familial, réseaux sociaux, …) est potentiellement source de stress. Il façonne notre mode de vie quotidien (alimentation, mouvement, sommeil, relations, stress…) et impacte notre bien-être. On parle de déterminants de la santé.

Le stress

C’est le déséquilibre perçu entre vos ressources (vos forces, vos compétences, finances, relations, ….) et vos contraintes (personnelles, professionnelles, temps, finances, contexte de vie, … ).

Photo de Luis Villasmil

Avant cette conférence, j’ai ressenti du stress qui s’est manifesté avec tout un tas de pensées et de sensations corporelles. Mais ce n’était pas celui qui paralyse. Plutôt celui qui met en mouvement. Celui qui dit : “Ce que tu fais compte pour toi.” On parle souvent du stress comme d’un problème à éliminer. Dans les propos de mes client.es, j’entends souvent « je suis stressée, anxieuse ». Or ce n’est pas votre identité. Le stress ne définit pas qui vous êtes, uniquement ce que vous ressentez : je suis Carole et je vis du stress, mais je ne suis pas mon stress. Vous voyez la différence ?

S’il n’y a pas un minimum de stress, ce que j’appelle aussi « challenge » ou « défi », c’est l’ennui qui vous guette. Observez vous quand vous faites une activité, un travail, … qui n’a aucun sens pour vous. Comment est votre énergie ? Si à l’inverse vous êtes en « surcharge permanente », toujours en train de courir partout avec un emploi du temps qui déborde et aucun espace pour vous, que cela devient de plus en plus chronique et intense, l’épuisement (burn out) vous guette voire la maladie. Mais entre les deux, il existe le « bon stress« , un stress adaptatif : celui qui nous donne de l’énergie, du focus, de la présence. La vraie bascule ne se fait pas dans l’absence de stress. Elle se fait dans notre capacité à le reconnaître, l’accueillir… et l’utiliser. En faire un tremplin pour aller vers ce qui compte pour vous.

Apprivoiser ses émotions, ce n’est pas devenir zen en permanence. C’est apprendre leur langage dans le corps pour les transformer en ressources, y compris celles que nous connaissons moins ou qui sont désagréables à vivre. Apprivoiser vos émotions c’est vous reconnecter à vous-mêmes. Et c’est ce que je vous apprends à faire en ateliers de groupe et / ou accompagnement individuel.

2. Les émotions : des messagères, pas des obstacles

Pendant la conférence, j’ai posé une question simple : Comment savez-vous que quelque chose vous impacte ? Nous n’avons pas la main sur l’extérieur (le contexte, les autres, les événements). Mais nous pouvons agir sur ce qui dépend de nous : notre manière d’accueillir et de répondre à ce qui nous arrive. C’est là que les émotions entrent en scène.

Du latin e movere (« mouvement hors de »), elles sont de puissants moteurs de nos comportements. Elles en donnent l’énergie et la motivation.

Elles sont là pour nous informer :

  • sur notre relation à nous-même : notre équilibre ou déséquilibre intérieur
  • sur notre relation aux autres
  • sur notre relation à notre environnement au sens large

Photo de Madison Oren

Elles nous mettent en mouvement. Elles nous parlent. Mais si on ne comprend pas leur langage… on finit par les subir sans même en avoir conscience, à se laisser submerger par les émotions désagréables et à occulter celles qui sont agréables. On focalise beaucoup sur la gestion du stress, mais qu’en est il de cultiver les émotions agréables ? D’apprendre à les faire perdurer dans le temps ? A mobiliser des émotions ressources ?

  • Une émotion aidante nous pousse vers nos buts de vie,
  • Une émotion souffrante s’installe dans le temps, s’intensifie, nous isole et nous éloigne de ce qui compte vraiment.

Imaginez votre corps comme un aquarium. Comment va-t-il aujourd’hui ?

3. Le vrai déclic : revenir dans le corps

Un des moments forts de cette conférence, c’est quand j’ai rappelé une chose essentielle : Les émotions ne se vivent pas dans la tête. Elles se vivent dans le corps. Les personnes que j’accompagne s’expriment souvent avec des mots comme : « c’est lourd », « j’ai envie de légèreté, de sérénité ». Mais ne savent souvent pas m’expliquer ce que cela veut dire pour elles. Elles n’ont souvent pas appris à « ressentir » dans le corps : le cœur qui s’accélère, la gorge qui se serre, le ventre qui se noue, les épaules qui se crispent, les mains qui deviennent moites …

*Les émotions de base, ou primaires, définies par Paul Eckman, sont transculturelles et « lisibles » sur le visage.

Récemment passées de 6 à 7, elles comprennent : la joie, la tristesse, le dégout, la surprise, la peur, la colère et enfin le mépris.

Ainsi, le langage non verbal parle plus fort que les mots. En prendre conscience, c’est aussi une responsabilité envers nos enfants, nos relations, nos équipes…

Photo de Alexander Krivitskiy

Les chercheurs ont pu dresser des cartes corporelles des émotions de base* déclenchées par le visionnage de films émotionnels ou bien les expressions émotionnelles d’autrui. C’est dire à quel point tout se passe dans le corps, alors que nous passons notre temps à mentaliser nos émotions. Or nos pensées affectent notre santé et notre bien-être, elles peuvent créer un stress chronique par exemple en anticipant toujours par la négative, et cela érode notre sentiment de sécurité intérieure. Certains chercheurs experts en longévité ont pu montrer que la génétique compterait moins que l’épigénétique, c’est à dire nos choix de vie au quotidien (alimentation, activité physique, gestion du stress et des émotions, sommeil, vie sociale, vie spirituelle …) . D’où l’importance de passer de « je subis mon environnement » à « je choisis ma façon de m’y adapter ».

Apprivoiser ses émotions commence ainsi par ralentir, respirer, observer. Pas pour analyser mais pour ressentir.

4. Ce qui change quand on apprivoise ses émotions

Les actions importantes que nous menons ne sont le fruit du hasard. Elles sont le résultat de plusieurs choses qui échappent parfois à notre conscience. Cette semaine, avec le recul, j’ai :

  • osé sortir de sa zone de confort : m’ouvrir à l’inconnu,
  • traversé l’inconfort, encore et encore,
  • appris à écouter ce qui se passait en soi pour composer avec et avancer,
  • arrêté d’attendre que tout soit “parfait” et j’ai ressenti ce qui était juste pour moi de partager, y compris ici dans cet article, comme chaque semaine.

C’est cela pour moi, développer son intelligence émotionnelle. Vos émotions ne sont plus des ennemies, mais des alliées précieuses pour vous adapter, agir et créer du mouvement vers ce qui vous tient à cœur. Pour quels bénéfices concrets ?

  • Amélioration de votre santé et bien-être : prévention de l’épuisement, meilleure gestion du stress, réduction des maux de tête et de dos, risque cardiovasculaire diminué, immunité renforcée, …
  • Amélioration de vos relations : plus d’authenticité, meilleur climat relationnel, au travail comme à la maison, … meilleure conscience de soi et des autres,
  • Amélioration de la performance : capacité à saisir les opportunités, à prendre des décisions importantes y compris dans des contextes à fort enjeu, créativité et flexibilité accrue, clarté mentale, audace …

J’ai envie de partager ici ce que j’ai vécu la semaine dernière, lors d’une conférences avec des scientifiques du milieu marin qui évoquait la souffrance des dauphins du fait du bruit des humains.

Ce que nous interprétons comme l’émotion de la joie : les sauts des dauphins autour d’un bateau, seraient en fait la manifestation de leur colère car les vibrations liées à nos cris de joie à les voir, le sonar du bateau … sont amplifiés dans l’eau et brouillent le sonar du dauphin.

Cela les empêcherait de se nourrir …

Je n’avais pas conscience de cela, et vous ?

Photo de Pagie Page

Une meilleure conscience de soi, de son fonctionnement, permet ainsi de mieux comprendre le monde de l’autre, y compris s’il s’agit d’un animal.

5. Une invitation pour conclure

Cette conférence m’a rappelé pourquoi j’ai lancé ce défi des 52 semaines : je suis convaincue que nous avons toutes et tous en nous la capacité de choisir notre vie. Mais cela passe par un chemin souvent oublié : celui d’apprivoiser nos émotions. Cela s’apprends et s’entraine. Tout comme savoir mobiliser des émotions ressources, de récupération afin d’éviter l’épuisement et de se recharger pour mieux repartir ensuite.

Tant que l’on porte tout sur nos épaules, on manque d’énergie et d’espace pour se choisir et accueillir le renouveau. Aussi je suis en train de finaliser un guide : « Arrêter de tout contrôler : le guide pour lâcher prise sans culpabiliser ». N’hésitez pas à me le demander via le formulaire de contact si cela fait sens pour vous. Choisir sa vie , se remettre au centre, c’est faire des choix conscients jour après jour pour une vie sans regrets.

Et vous, où en êtes vous ?

Si vous vous arrêtiez un instant… Pas pour tout comprendre mais juste commencer à écouter.

👉 Quelle émotion est la plus présente pour vous en ce moment ?
👉 Est-ce qu’elle est aidante ? souffrante ?
👉 Qu’est-ce qu’elle essaie de vous dire ?

Partagez en commentaire pour que l’on avance ensemble ! À la semaine prochaine,

Carole 🤍 Coach | Emotions & Santé* intégrative

*mes actions ne remplacent ni un avis ni un suivi médical

Bienvenue dans « Choisir ta vie » ! Si vous êtes nouveau ici, vous aurez surement envie de lire mon guide qui vous explique comment commencer à à vous affranchir de la culpabilité et du contrôle pour une vie choisie : cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement

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Quand l’envie devient plus forte que le déni

cigne qui a la tête sous l'eau au coucher de soleil

Petit aparté pour commencer : cela fait un peu plus d’un mois que ce blog est né. Un mois que je me suis lancée publiquement dans ce défi des 52 semaines. C’est une belle étape, pour laquelle je ressens une certaine fierté, et je voulais vous dire merci. Merci d’être là, de lire, de vous reconnaître parfois dans mes mots. Cela donne encore plus de sens à cette aventure.

Cette semaine, j’avais très envie de parler du déni. Les évènements vécus ces derniers temps m’ont permis de ramener à la surface certains souvenirs et avec eux, des prises de conscience. On met souvent du temps à réaliser que l’environnement dans lequel on évolue (relationnel, professionnel, ou même intérieur : nos pensées, notre alimentation, nos habitudes) est toxique pour nous, d’autant plus si l’on est hypersensible. On s’adapte, on se sur adapte même, on s’habitue, on apprend à « gérer » l’inconfort… jusqu’au jour où on ouvre enfin les yeux, et parfois très longtemps après.

C’est l’histoire de la grenouille dans la marmite : plongée dans une eau qui chauffe progressivement, elle s’adapte jusqu’à en mourir. Alors qu’une grenouille jetée dans l’eau bouillante sauterait immédiatement. Tenir bon parce que « çà va passer », continuer à attendre « le déclic », c’est souvent rester dans le déni. Une fois qu’on a commencé à se réapproprier son monde émotionnel, on ne peut plus faire semblant. Tout devient plus clair, parfois même évident. On voit ce que l’on refusait de voir avant.

1. Le déni : quand on tourne le dos à soi-même

Le déni, c’est quand on voit bien que quelque chose ne va pas, mais que l’on refuse de remettre en question nos certitudes, nos habitudes ou notre façon de penser. On tourne en rond dans le drama, on rend l’autre responsable de notre mal-être, on espère que l’extérieur va changer… sans jamais vraiment se remettre en question. D’un mécanisme de protection au départ, avec le temps il devient une prison. Il se manifeste dans nombreuses situations du quotidien (refuser de voir une dépendance, minimiser des symptômes en cas de maladie, refuser d’admettre qu’une relation nous fait du mal, déni de grossesse …) et amène à refuser la réalité.

Passionnée par la santé depuis mes 6 ans, tout mon cursus universitaire ainsi que mon parcours professionnel sont orientés santé. Jusqu’à en perdre la mienne … tellement je ne pouvais et ne voulais pas voir … Quand on y pense, c’est dingue non ? On envisage le changement, mais on ne le met pas en place. Or …

« Si l’on fait ce que l’on a toujours fait, on obtient ce que l’on a toujours obtenu. »

Paul Watzlawik 

Pourtant, nous avons le pouvoir de transformer notre vie de l’intérieur : en apprivoisant nos émotions au lieu de les mettre sous cloche. Je l’ai beaucoup rencontré en accompagnement : non les personnes ne manquent pas de volonté pour perdre du poids, arrêter de fumer, changer de mode de vie … Elles manquent de présence authentique à elles-mêmes.

moi assise en tailleur sur la plage, face à la mer, tournant le dos à l'objectif

Un des chemins les plus puissants vers le changement, c’est la présence à soi : s’arrêter, entrer dans sa propre aventure intérieure et écouter ce qui est vivant en nous.

Les émotions ne sont pas nos ennemies.

Elles nous parlent de nos besoins.

Apprendre à les écouter, c’est reprendre sa santé et sa vie en main.

2. Comment savoir si on est dans le déni ?

  • Quand on rend systématiquement l’autre responsable de notre mal-être,
  • Quand on attend que l’extérieur change pour se sentir mieux,
  • Quand on s’accroche à des situations ou des relations qui nous épuisent, tout en refusant de voir la réalité en face,
  • Quand on se dit « c’est comme çà », « je ne peux rien changer », « çà va passer », « il faut que je tienne bon » …

Le jour où j’ai compris que la seule variable que je pouvais vraiment changer, c’était moi, tout a basculé. Si j’avais pu ouvrir les yeux plus tôt… Mais c’est aussi ça, le déni : on ne peut pas voir, même quand on pense vouloir changer. Je savais que je devais quitter mon poste mais j’ai tenu bon jusqu’à ce que le corps lâche. Pourtant, je ressentais tout dans mon corps. Je ne savais simplement pas nommer ce que je vivais, ni entendre mes besoins derrière mes émotions.

Aujourd’hui, grâce à ce défi des 52 semaines, je prends conscience … J’ai compris et accepté mon hypersensibilité comme une partie précieuse de moi. J’ai appris à lui faire confiance. Elle est devenue ma boussole interne : je sais désormais, viscéralement, ce qui me nourrit et ce qui me détruit.

3. Sortir du déni : un choix quotidien

photo de  Clay Banks

J’ai choisi de ne plus laisser qui que ce soit ou quoi que ce soit éteindre ma joie. C’est un choix que je renouvelle chaque jour : « Est-ce que cela me nourrit ou est-ce que cela m’épuise ? ».

Les signaux d’alertes, ce sont nos émotions : elles nous permettent de comprendre l’impact de l’environnement sur nous, de regarder la réalité telle qu’elle est et d’agir en conséquence. On ne peut pas empêcher toute souffrance, mais on peut arrêter de s’y accrocher.

Avec le temps et de l’entrainement, on apprend à changer notre environnement, à se préserver (besoin de calme, de nature, de relations qui me tirent vers le haut…), et à choisir des pratiques qui vous soutiennent vraiment.

« Si tu veux de l’ordre dans ta cité, mets de l’ordre dans ton quartier ; si tu veux de l’ordre dans ton quartier, mets de l’ordre dans ta maison ; si tu veux de l’ordre dans ta maison, mets de l’ordre dans ta famille ; si tu veux de l’ordre dans ta famille, mets de l’ordre dans ton cœur. » Confucius

4. Les principes de Tal Ben-Shahar qui m’inspirent cette semaine

Dans son livre Choisir sa vie, Tal Ben-Shahar propose des choix simples mais puissants. Parmi ceux qui résonnent particulièrement en ce moment :

  • Vivre à cent à l’heure ou savourer la vie
  • Manger inconsidérément ou respecter son corps (s’arrêter à 80 % de satiété, comme dans les zones bleues étudiées par Dan Buettner)
  • Laisser passer sa chance ou tourner les situations à son avantage
  • Se dénigrer ou ne pas oublier qui l’on est vraiment
  • Être chercheur de tares ou chercheur de bienfaits

Ces petits choix quotidiens font toute la différence. Ils nous ramènent à la responsabilité et à la fidélité envers soi-même.

« Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. » Carl G. Jung

4. Conclusion

Choisir sa vie , se remettre au centre, c’est faire des choix conscients jour après jour pour une vie sans regrets.

Et vous ?

Quel est le principe ou la phrase qui résonne le plus pour vous en ce moment ?

Partagez en commentaire, avançons ensemble !

À la semaine prochaine pour continuer ce beau défi des 52 semaines : reprendre le pouvoir sur nos émotions et choisir notre vie, même quand ça tangue.

Avec toute ma bienveillance, Carole

Bienvenue dans « Choisir ta vie » ! Si vous êtes nouveau ici, vous aurez surement envie de lire mon guide qui vous explique comment commencer à à vous affranchir de la culpabilité et du contrôle pour une vie choisie : cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement

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Assumer son hypersensibilité : transformer ce « défaut » en un talent puissant pour soi et pour le collectif

vagues au coucher de soleil

Dans la première partie, nous avons vu que l’hypersensibilité n’est ni une faiblesse ni un trouble, mais un trait inné qui fait ressentir le monde avec une intensité particulière. Aujourd’hui, je voudrais vous amener un autre angle de vue : et si cette sensibilité exacerbée était une richesse, un tremplin pour vivre plus pleinement et contribuer à votre bien-être mais aussi au mieux-être collectif ? Un trésor à protéger et à déployer pour le plus grand bien de soi et de tous ?

Pour Elaine Aron (psychologue et chercheuse en psychologie d’origine américaine, reconnue comme l’une des spécialistes de l’hypersensibilité), le fait que l’hypersensibilité touche 30% de la population indique qu’elle ne peut pas être considérée comme un désavantage. Et même si l’on parle souvent des femmes, j’aimerais aussi attirer l’attention sur le faut que les hommes aussi peuvent être hypersensibles, et que vous avez aussi le droit messieurs, de ressentir, d’être émus. La sensibilité, c’est ce qui nous rend humain.

 » L’hypersensibilité est le don de ceux qui ressentent l’énergie du monde avant que les mots ne l’expriment  »  – Eckhart Tolle

1. La beauté de l’hypersensibilité

Vivre en étant hypersensible, ou à Haut Potentiel Sensible, c’est :

  • Des émotions puissantes, ressentir le monde avec intensité,
  • Une vie intérieure riche, profonde, authentique,
  • Une capacité à s’émerveiller des petits « riens » du quotidien,
  • Le plaisir de vivre et savourer le positif,
  • Une grande empathie, de grandes qualités de coeur,
  • Une perception fine de la communication non-verbale,
  • Une perception fine des non-dits, des jeux de pouvoir, de la beauté mais aussi des incongruences, des subtilités,
  • Des valeurs et convictions très élevées,
  • Un refus des étiquettes et de la stigmatisation,
  • Un profond besoin de sens dans tout ce qu’ils vivent, et qui commencerait à s’activer vers les 30 ans et plus,
  • Etre créatif, intuitif, doté d’une capacité d’observation aiguisée,
  • Etre très attentif et réactif,
  • Parfois être dans sa bulle,
  • Une forte capacité d’analyser en profondeur les situations, à faire des liens, …

2. Le côté « obscur » de l’hypersensibilité

L’hypersensibilité, c’est un peu comme un instrument magnifique qu’on laisse dans un coin. Pourquoi ? Parce que de prime abord, on ne voit que les aspects « lourds ».

  • Le contagion émotionnelle : la sensation d’être une « éponge » des émotions des autres,
  • La rumination de certaines situations pour comprendre en profondeur, la difficulté à « passer à autre chose »
  • Un besoin vital de comprendre, d’avoir une vision globale, (en tous cas me concernant 😉)
  • Un besoin vital de solitude pour se recharger, qui peut être mal perçu et interprété par l’entourage,
  • La sensation d’être différent, incompris, … qui peut amener à douter de soi, à se décourager, à abandonner
  • Un trop plein, un sensation d’envahissement (bruit, sons, lumière, …),
  • Un côté perçu comme « bisounours » qui peut faire sourire et attirer la moquerie,
  • Un grand coeur qui peut attirer des profils toxiques,
  • Un surinvestissement des relations qui peut envahir les autres parfois,
  • Une forte sensibilité à la critique,

3. L’hypersensibilité : un potentiel à apprivoiser et à développer ?

L’hypersensibilité est cependant une grande richesse : une sensibilité propre à la personne. Etre hypersensible c’est être touché par les petites choses du quotidien (un coucher de soleil, un café partagé, un beau paysage ….) qui semblent anodines pour d’autres. Une fois assumée, apprivoisée, c’est une qualité de présence authentique à soi, aux autres, au monde.

Une personne hypersensible est souvent reconnue pour être quelq’un d’investi, loyal, généreux, capable de se remettre en question, de prendre soin des autres

Elaine Aron estime qu’il s’agit d’un don précieux à développer dans tous les domaines de la vie.

Être hypersensible demande à apprendre à apprivoiser ses intensités émotionnelles pour en faire des atouts. La régulation émotionnelle est ainsi un besoin fondamental quand on est hypersensible, afin de ne pas être envahis par ces « trop pleins » et ainsi développer une hygiène émotionnelle.

La première étape, pour ma part, a été d’accepter ma haute sensibilité. Et c’est sur ce chemin que je vous accompagne :

  1. Reconnaitre notre particularité et de l’assumer → ne plus se juger de percevoir le monde autrement,
  2. Apprivoiser nos émotionsreconnaitre nos besoins et y répondre de façon juste pour soi,
  3. Apprendre à se détacher peu à peu du regard des autres → développer estime de soi saine et sécurité intérieure
  4. Se libérer des attentes → se recentrer sur soi et ce qui nous rend heureux
  5. Nourrir une image positive de soi → développer douceur et bienveillance envers soi, sortir de la dévalorisation
  6. Apprendre à reconnaitre et célébrer nos progrès et réussites → plutôt que se focaliser sur les échecs
  7. Vivre des expériences et relations authentiques et riches : conscience de soi, des autres, du monde,
  8. Développer sa créativité,

4. Vivre pleinement sa « vulnérabilité » : le courage d’être soi

Un poing serré pointant vers le haut. Courage et pouvoir personnel

Le courage c’est d’oser exister DANS sa vulnérabilité. Longtemps j’ai refoulé ; j’en avais assez d’entendre « elle est fragile ». Etre hypersensible, ce n’est pas être fragile mais avoir une façon différente de percevoir la vie. Quelle libération quand on le comprend et qu’on l’assume, que l’on arrêt de se renier dans qui on est véritablement parce qu’autour de nous, on valorise plutôt la « maitrise absolue » des émotions. Or l’émotion, la sensibilité c’est notre humanité : C’est la VIE !

« La vulnérabilité est au coeur des sentiments de honte et de crainte, comme de la quête perpétuelle d’honorabilité, mais il semble que ce soit aussi la source de la joie, de la créativité, du sentiment d’appartenance et d’amour. » Pr B. Brown

Le Pr Brené Brown, experte sur ce sujet, a identifié que le courage (d’être impafait.e, vulnérable) est ce qui fait la différence entre une personne qui à une bonne opinion d’elle-même et celle qui n’en n’a pas.

Ces personnes ne se demandent pas :

  • Si l’amour qu’elles donnent leur sera payé en retour : elles aiment;
  • Si elles devraient postuler à un job en sachant qu’elles ne correspondent pas au profil : elles postulent,
  • Comment elles vont être mal perçues : elles sont qui elles sont,
  • Comment cacher leurs vulnérabilités : elles les partagent

Elles s’autorisent à être fragiles, à sortir de la perfection. La vulnérabilité peut aussi causer de la souffrance mais jamais autant que de refouler sa part d’humanité.

Durant mes années de collaboration avec un centre de soin spécialisé dans le traitement de l’obésité et du diabète, ainsi qu’avec différentes associations de patients, j’ai pu constater à quel point certaines personnes vivaient cette hypersensibilité comme un handicap, qui venait s’ajouter à leur vécu de patient.es. Réapprivoiser son monde émotionnel permet de retrouver une certaine légèreté et confiance en soi pour vivre pleinement, en accord avec ce qui compte pour soi.

5. Et si apprivoiser son hypersensibilité pouvait inspirer les autres ?

Ici j’ai envie de vous partager ce texte qui représente ma vision d’oser assumer son hypersensibilité : une ode à la vie !

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

Martha Medeiros

6. Conclusion

Vos émotions sont le chemin du retour vers votre être profond. Une aventure de découverte de soi : un territoire méconnu avec son propre langage à (re)apprendre : celui du corps et des émotions. Votre hypersensibilité peut ainsi être un chemin d’accès pour vivre pleinement votre vie, sans regrets, et pour contribuer au mieux-être collectif. C’est au coeur de la santé intégrative et de mes accompagnements : remettre l’humain au centre, et cela commence individuellement.

Alors, qu’en dites vous ?

Si vous choisissiez de changer de regard sur votre hypersensibilité pour la transformer en une richesse à cultiver ?

Partagez en commentaire, afin d’avancer ensemble.

À la semaine prochaine pour continuer à approfondir et choisir votre vie, même quand ça tangue !

Carole

Photo de couverture : Photoholgic 

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Hypersensibilité : une opportunité pour choisir ta vie ?

Si vous êtes hypersensible, vous le savez souvent depuis longtemps. Bruits trop forts, ambiances lourdes, endroits bondés qui vident votre batterie en quelques minutes… Vous vous sentez comme une « éponge ». Vous captez les émotions des autres, vous êtes submergé.e par elles, mal à l’aise dès qu’un conflit pointe, blessé.e par une critique qui serait perçue comme anodine par d’autres. Analyse permanente avec un cerveau en « plan réseau », sentiment de solitude à force de se sentir incompris.e, besoin viscéral de solitude pour se recharger, saturation rapide face aux discussions de surface alors que vous aspirez à de la profondeur et de l’authenticité…

Et puis il y a ce fameux « trop » que l’on vous a répété : trop sensible, trop sérieux.se, trop intense, trop curieux.se, trop émotif.ve… Un petit mot qui pèse lourd et vous fait douter. Alors peut-être faites vous déjà partie de ces personnes qui sont en chemin ou qui ont déjà ont appris à se choisir malgré tout.

1. Mon « trop » de la semaine

Récemment, une immense tristesse m’a submergée, liée à une personne qui a beaucoup compté pour moi et qui s’en est allée. Une vague venue de très loin, comme si une digue avait cédé. Au lieu de fuir ou de refouler (comme je le faisais avant), je me suis laissée surprendre et traverser.

C’était intense, douloureux … et pourtant libérateur. Le déni semble souvent confortable sur le moment, mais il nous rend esclave. Jusqu’à cette fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase, ce fameux « STOP : je dois me choisir « . Beaucoup d’hypersensibles, après avoir testé mille méthodes et thérapies, se sentent démuni.e.s : « rien ne marche pour moi ».

Parfois, c’est parce que, sans en avoir conscience, on est encore dans le déni, déconnecté.e de ce que l’on vit vraiment. Nos émotions ne sont pas des ennemies : elles sont le chemin vers notre être profond. Mais on n’a jamais appris à « être et ressentir », seulement à « faire » et à exister au travers d’un rôle.

2. La tristesse comme messagère

Dans beaucoup de familles, on confond loyauté et amour : soutenir, encaisser, se taire, ne pas faire de vagues, s’oublier … On apprend très tôt à compenser les manques (d’un parent absent physiquement ou émotionnellement), à devenir le « pilier », à « tout porter », même ce qui ne nous appartient pas. Résultat : peur de décevoir, difficulté à dire non, culpabilité dès qu’on pense à soi, sentiment d’être égoïste quand on exprime un besoin… Une loyauté toxique qui nous coupe de notre pouvoir personnel et nous amène à nous sacrifier plutôt que se choisir.

Comme l’explique très justement Aude-Valérie Jung, « pour une personne hypersensible, la sphère familiale est souvent un terrain complexe. […] Entre culpabilité, besoin d’harmonie et peur du conflit, il peut devenir difficile de s’affirmer tout en maintenant des liens familiaux sains. » La personne dotée d’une hypersensibilité ressent plus que les autres tout ce qui n’est pas dit. Elle reste souvent prisonnière de cette fidélité inconsciente, au prix du sacrifice de son identité propre.

3. Ressentir la tristesse dans le corps

C’est la prise de conscience que j’ai eu cette fois-ci dans le corps, en acceptant de me laisser toucher par cette vague de tristesse profonde. Si mon mental a su, à un moment donné m’aider à prendre les décisions qui s’imposaient pour reprendre le pouvoir sur ma vie, mon corps lui n’avait pas fait son deuil : il n’avait pas complètement laissé partir. Reconnaitre l’émotion c’est accueillir la part de soi blessée et la reconnaitre, lui laisser le droit d’exister sans pour autant continuer à en être esclave. Et ainsi, reprendre la responsabilité de sa vie : choisir sa vie. C’est ce que l’on fait ensemble en accompagnement centré émotion.

« Il faut parfois s’affranchir de personnes, d’engagements, de liens qui ne nous conviennent plus et nous nécrosent. Ne pas le comprendre, c’est se trahir soi-même. » – Nicole Prieur , philosophe, psychothérapeute et auteure du livre « Les trahisons nécessaires- s’autoriser à être soi ».

4. La vérité inconfortable sur cette sensibilité exacerbée

L’hypersensibilité est souvent associée à une faiblesse, de l’immaturité, un frein à l’épanouissement, … voire un trouble psychologique. Or d’après la psychologue Elaine Aron, experte sur ce sujet (elle a développé le concept de Highly Sensitive Person), il s’agirait plutôt d’un trait de personnalité, une façon différente de traiter l’information.

haute sensibilité

Il s’agirait plutôt d’un :

« Haut Potentiel Sensible” (Elaine Aron)

« Un trésor précieux à développer, protéger et déployer dans tous les aspects de sa vie« 

Selon consensus de thérapeutes & chercheurs francophones

La haute sensibilité serait innée. Elle correspond à un fonctionnement spécifique du système nerveux qui se voit par imagerie cérébrale.

Elle toucherait :

  • jusqu’à 31% de l’humanité
  • majoritairement des femmes

Source ; Observatoire de la sensibilité 2026

Souvent perçus comme « trop » (trop fragiles, trop sensibles, … ), cela peut les amener à douter d’eux-mêmes et fragiliser l’estime de soi. Le poids du regard des autres, le fait de se comparer, peut amener à croire que quelque chose ne va pas en soi et à vivre de la dévalorisation. Se choisir, c’est apprendre à s’accorder soi-même de la valeur.

Ressentir les émotions de manière intense, cela fait partie de moi depuis toujours. C’est ce qui m’a valu mon échec au concours de pharmacie à 18 ans, ne sachant gérer ma peur panique de l’examen, ou encore la sensation d’être « vidée de mon énergie » dans certaines relations ou situations…

Comme beaucoup, je l’ai longtemps portée comme « une tare », ne comprenant pas comment les autres faisaient pour ne pas être aussi sensible que moi et ce qui clochait chez moi.

J’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin différents types de praticiens qui ont su m’aider à changer de regard sur mon hypersensibilité : à la voir comme une force, à l’apprivoiser, et à la mettre au service de mes client.es dans ma façon de les accompagner afin de :

  • Créer les conditions favorables : pour que la personne se sente en confiance et sécurité,
  • Proposer une « vraie » approche personnalisée : respectueuse de la susceptibilité de chacun.e,
  • Avoir une vision intégrative : rechercher la profondeur (la racine) plutôt que rester en surface de la problématique.

En effet, un individu hautement sensible est impacté par son environnement. Il sera en meilleure santé physique, mentale et sociale et réussira mieux s’il évolue dans un environnement de calme, de confiance, de respect, de soutien, d’encouragement … versus un environnement de stress, de violence, de rejet… (Source : laboratoire de la sensibilité )

5. En conclusion

L’hypersensibilité, ce n’est pas une maladie mais une façon différente de traiter l’information, avec un seuil de tolérance plus bas aux signaux de l’environnement.

Selon Elodie Crépel, experte dans ce domaine, « on naît hypersensible, on ne le devient pas et on le restera toute notre vie, même si certains.es passeront la leur à le cacher ou à le contrôler ! ».

Selon Elaine Aron (psychologue et chercheuse en psychologie d’origine américaine, reconnue comme l’une des spécialistes de l’hypersensibilité) , le fait que l’hypersensibilité touche 30% de la population indique qu’elle ne peut pas être considérée comme un désavantage.

Et vous ?

Comment vivez-vous votre sensibilité au quotidien ? Le « trop » vous pèse-t-il encore, ou commencez-vous à l’apprivoiser et à vous choisir ?

Partagez en commentaire, afin d’avancer ensemble.

À la semaine prochaine pour la 2e partie : voir que votre hypersensibilité c’est votre trésor caché, une boussole pour choisir votre vie, même quand ça tangue !

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10 clés pour reprendre le pouvoir sur ta vie !

10 pistes pour choisir ta vie

Dans l’article précédent, nous avons exploré pourquoi l’inconfort surgit dès que l’on choisit vraiment sa vie, et comment les cycles émotionnels nous traversent tous. Maintenant que nous avons a compris que l’inconfort n’est pas un ennemi, mais le signal que quelque chose en nous demande à grandir et à bouger, si nous passions à l’action ? Cette semaine, je vous partage ce qui m’a permis de dépasser mes blocages et doutes. Des outils simples, testés en live sur moi pendant ces premiers jours de lancement de mon blog. Ce ne sont pas des recettes magiques, mais des pistes qui m’ont aidée à transformer l’inconfort en mouvement. Prêt.e à les essayer ?

Photo de Gleb Lucky

10 pistes concrètes que j’ai utilisées cette semaine !

1. Ecrire pour aller à l’émotion racine

Je me suis tellement vu fuir : faire différentes taches moins prioritaires … Poser des mots sur le papier m’a aider à y voir clair et à accueillir la bonne intention de ce comportement. Cela m’a permis d’aller revisiter certaines choses que je pensais réglées. Quand mon mental sature, écrire m’aide à créer de l’espace, ouvrir, sortir de la contraction que je peux ressentir dans mon corps.

2. Activer des émotions ressources

Quand le blocage devenait trop lourd, je me disais intérieurement : « Ça suffit ! Bouge ! Tu as réussi d’autres choses bien plus difficiles !». Activer une colère « saine » est aidante, pas pour exploser, mais pour remettre de l’élan et dépasser ce qui me bloquait. Tout en mobilisant la fierté : la même semaine, je suis intervenue auprès d’une vingtaine d’entrepreneur.es sur cette même thématique des émotions, suscitant interactions et intérêt. Puis l’on m’a sollicitée pour animer une conférence grand public. Dans ces moments là, je n’ai pas de blocage ; au contraire : je m’amuse avec les objections ! C’est vibrant pour moi car je sais que je touche au coeur de l’humain. Les émotions c’est la vie ! et donc la santé. C’est comme cela que je me connecte à ma vision et à mon engagement : une présence authentique semaine après semaine.

3. S’inspirer de mentors et de récits de résilience

J’ai écouté Mike Horn (l’aventurier de l’extrême qui traverse des déserts et des pôles sans abandonner) et relu des histoires de personnes qui ont transcendé des épreuves bien plus dures. Je pense au magnifique parcours de résilience de Louis Derungs (qui a écrit « 15 000 volts », un récit de résilience après un choc électrique extrême), ou bien à celui de Hervé Leprêtre (qui a écrit « Quand la souffrance devient lumière ») Cela m’a rappelé que mes obstacles actuels sont temporaires et surmontables, et de relativiser. Ces parcours m’inspirent à me dépasser, et c’est quelque chose qui me fait vibrer.

4. Accepter le passage par l’inconfort sans forcer

Au lieu de passer en force (mon vieux réflexe : m’épuiser à m’accrocher au lieu de lâcher ), j’ai appris à accepter : « OK, je vis de l’inconfort, mais c’est là pour une bonne raison ». En acceptant, de nouvelles solutions émergeaient naturellement, avec plus de douceur : rechercher des tutoriels explicatifs, poser des questions, sortir marcher, danser, méditer …). Et la bonne nouvelle a été que le fait de m’autoriser à vivre l’inconfort m’a permis de passer du blocage à la rédaction de plusieurs articles. Lâcher au lieu de s’accrocher permet de remettre l’énergie au bon endroit.

5. Comprendre que l’émotion bloquée ne remplit pas sa fonction

Une émotion, c’est un messager : sa fonction est de couvrir un besoin. Si je la bloque, elle stagne et m’empêche d’avancer. Cette semaine, j’ai accueilli ma colère et ma frustration au lieu de les repousser : elles m’ont aidée à bouger malgré l’obstacle perçu. Vous savez, quand vous vous entendez dire des phrases du style : « maintenant, çà suffit ! « . Vous sentez l’énergie qui se dégage quand vous l’exprimez ?

6. En parler autour de soi pour recevoir du soutien

J’ai partagé mes peurs avec mon compagnon et mes amies intimes. Leurs encouragements ont nourri mon élan. Entendre « Tu es capable, on croit en toi » a fait toute la différence quand je doutais. Une amie m’a dit « c’est super, çà va m’aider à moi aussi à me dépasser. » Yess ! C’est tellement important pour moi cette idée de « grandir ensemble ». Je découvre à travers ce défi comme il est bon d’oser sa vulnérabilité. Cela ne fait pas de nous quelqu’un de faible, simplement quelqu’un d’humain !

7. Publier / avancer même si c’est imparfait

J’ai décidé de publier et de me lancer malgré les imperfections (site pas complètement terminé, textes en anglais, footer incomplet…). Mon intention ? que cela touche au moins une personne (moi y compris). Et surtout, de prendre plaisir dans ce que je partage. Cela m’a aidé aussi à prendre conscience que je veux trop en dire, et qu’en même temps, cela m’apprends à rester simple, pragmatique. Tout en me laissant le temps d’apprendre et de découvrir ce nouvel univers. Comme on dit : « c’est en forgeant que l’on devient forgeron ».

8. Structurer son temps et expérimenter (essais/erreurs)

J’ai expérimenté des sessions de 1-2h. J’ai pu constater que si cela m’aide, cela m’amène aussi à m’éparpiller. Ma décision : bloquer des journées entières et publier à un jour fixe. Je teste, j’ajuste. C’est du « essais/erreurs » assumé, et cela me libère ! D’ailleurs, j’avais prévu de publier le mercredi, mais finalement, j’ai publié le vendredi. La bonne nouvelle, c’est que j’ai identifié une nouvelle façon de faire encore, que je vais tester cette nouvelle semaine. Comme lorsque l’on apprend à marcher enfant : on tombe, on se relève. La confiance vient après l’action, pas avant !

9. Nourrir le bien-être émotionnel au quotidien

Pour me recharger, je m’octroie des sessions de Bachata (j’adore ce rythme !), une série feel-good, un minuteur 30 min pour lancer le premier pas. J’ai trouvé des tutoriels sur You tube. Danser ou simplement écouter la musique, me permet de me sentir plus ouverte et sereine. J’ai aussi repris mon carnet où je note : 3 choses à faire par jour, et je fais le bilan le soir. Voir que j’ai tenu (même tard le soir) me rend fière et renforce ma confiance.

10. Visualiser la réussite et la récompense : focus sur le plexus solaire

Je regarde chaque jour les photos des paysages de mon voyage en mai avec mon compagnon, cela nourrit mon énergie. Je respire en amenant l’attention au plexus solaire pour ouvrir l’espace, je visualise le plaisir d’écrire et de partager, avec l’intention que cela aide d’autres à oser (comme moi). Quand c’est aligné, je ressens l’apaisement physique au niveau de mon plexus : signe que c’est juste pour moi.

Conclusion


Le petit basculement de cette semaine ? J’ai réalisé que je n’avais pas besoin d’être « prête » pour avancer : juste honnête avec ce que je ressentais et prête à l’accueillir. Une émotion inconfortable n’est pas un signal d’arrêt – c’est le signal que quelque chose demande à se transformer. Comme le dit Tal Ben-Shahar dans Choisir sa vie : prendre conscience de nos choix constants augmente nos chances de réussir et de nous sentir mieux. Chaque décision alignée, même petite, fait toute la différence à court, moyen et long terme.

moi souriante avançant vers l'objectif sur la plage

Et vous ?

Laquelle de ces pistes vous parle le plus en ce moment ?

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.

Aussi, n’hésitez pas à partagez également les vôtres en commentaire, pour grandir ensemble !

À la semaine prochaine pour la suite du défi 52 semaines : continuer à « choisir ta vie », même (et surtout) quand ça tangue.

Carole

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Et si l’aventure commençait dans vos trippes ?

femme qui cache la moitié de son visage sous sa couette

Plonger dans l’inconfort pour reprendre le pouvoir sur votre vie.

Avez-vous déjà eu cette envie brûlante de vous lancer dans quelque chose qui compte vraiment pour vous ? De l’annoncer autour de vous pour vous obliger à tenir parole… et puis, quelques jours plus tard, de sentir le doute s’installer, la peur monter, et de finir par ressentir précisément ce que vous vouliez éviter ? Rageant, non ? Et bien c’est exactement ce qui s’est passé pour moi cette semaine. C’est aussi le sujet du jour : comprendre pourquoi l’inconfort surgit dès qu’on choisit vraiment sa vie… et comment le traverser au lieu de le fuir. Comme promis dans mon premier article, voici un partage « vraie vie » chaque semaine. Le défi que je me suis lancé en lançant ce blog : 52 semaines pour reprendre le pouvoir sur mes émotions et choisir ma vie, semaine après semaine.

«  Ce ne sont pas les mots qui expriment le mieux notre vision du monde, mais les choix que nous faisons. Avec le temps, nous façonnons notre existence, et nous nous façonnons nous-mêmes. Ce processus ne s’interrompt qu’avec notre mort. Et les choix que nous faisons, en définitive, relèvent de notre propre responsabilité. »Eleanor Roosevelt

Photo de Alexandra Gorn

1. Pourquoi l’inconfort est le point de départ d’une vie choisie ?

Parce qu’une émotion, ça se vit d’abord dans le corps. Elle crée le mouvement, la tendance à l’action ou au contraire à la fuite, au figement. On entend souvent : « Si tu veux changer, change tes pensées. » Mais s’il existait d’autres portes d’entrée que le mental ? Le corps, par exemple, et son langage silencieux : les sensations, les nœuds au ventre, la gorge qui se serre, le cœur qui s’emballe…

En accompagnement, j’ai vu à quel point il est difficile pour beaucoup de personnes de vraiment sentir et nommer ce qui se passe à l’intérieur. Alors que de l’extérieur, une émotion se voit, s’entend, même quand la personne ne sait pas la mettre en mots. Ignorer ce langage intérieur, c’est souvent tourner en rond, répéter les mêmes schémas… tout en désirant ardemment le changement.

J’ai longtemps été comme ça. Et même aujourd’hui, il m’arrive encore de devoir fermer les yeux, respirer profondément, pour enfin accéder à ce qui vibre en moi et court-circuiter le mental qui prend toute la place. C’est un langage à apprivoiser, patiemment. Parce que nos émotions sont à la racine de nos choix, de nos décisions, de nos comportements. Sans conscience de ce qu’elles nous disent, on se retrouve coincé·e dans une dualité épuisante : vouloir une chose… et faire exactement l’inverse.

2. Choisir votre vie ou continuer à vous résigner ?

Nous sommes nombreux à ressentir cet appel du changement : envie de renouveau, d’aventure, de se sentir plus vivant·e, plus libre. D’après les chiffres partagés par le média « Les Déviations » (créé en 2018 autour des changements de vie) :

  • 70 % des Français rêveraient d’une nouvelle vie,
  • 61,6 % des salarié.es aimeraient quitter leur entreprise,
  • 64 % souhaiteraient une activité alignée à leurs valeurs ou leurs passions.

Photo de Benjamin Davies

Beaucoup veulent changer : le travail, le rythme, une relation, le corps, ou simplement se retrouver soi. Recommencer autrement, se sentir plus vivant;e, plus libre … On lit, on réfléchit, on analyse, on rêve… et pourtant, on reste souvent bloqué·e. L’illusion du « bon moment », de « quand je serai prêt·e ». Ce qui m’a le plus secouée cette semaine, c’est mon propre saut dans l’aventure : lancer ce blog et m’engager publiquement sur 52 semaines de présence authentique. Je savais que ça allait me « chercher », mais je n’imaginais pas que le grand questionnement arriverait dès la première semaine ! Et ce que j’observe, chez moi comme chez celles et ceux que j’accompagne : ce n’est presque jamais le manque de volonté, de motivation ou d’idées qui nous retient. C’est la peur du jugement, le doute qui s’installe, la loyauté inconsciente aux anciennes habitudes, le perfectionnisme (« il manque des mots », « le site n’est pas fini », « le footer est incomplet »…), la rigidité intérieure. Au final, ce n’est pas le courage qui manque : c’est l’émotion que le changement réveille. Et cette émotion crée le mouvement… ou le bloque.

3. La vérité inconfortable sur le fait de choisir votre vie

On imagine souvent que se choisir apporte un soulagement immédiat, un passage fluide d’un point A à un point B, une liberté instantanée. En réalité, ce n’est pas si linéaire. Se choisir commence très souvent par de l’inconfort, et plus cet inconfort grandit, plus il nous pousse à bouger : une tristesse qui surgit sans raison apparente, un besoin soudain d’isolement, des vagues de colère inattendues… Chaque vrai renouveau s’accompagne d’un deuil, d’un au revoir. On quitte la rive connue pour traverser vers l’inconnu.

« Si on fait ce que l’on a toujours fait, on obtient ce que l’on a toujours eu » µ

Paul watlawick 5psychologue jungien)

Pour moi, lancer ce blog, c’est renoncer au confort du connu : découvrir une nouvelle façon de communiquer, de créer du lien, de partager, via un écran plutôt qu’en face-à-face. C’est aussi prendre la responsabilité de ses choix : fermer les yeux sur ce qui dérange… ou les ouvrir, faire face, et agir.

« Nous avons coutume de penser que le plus laborieux, c’est de décider. Mais en vérité le plus pénible, c’est de s’apercevoir que, justement, il y a une décision à prendre, et donc que le choix existe. En réalité, à tout moment nous avons le choix. » – Tal Ben-Shahar, Choisir sa vie

Se choisir, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre : c’est revenir à qui l’on est vraiment, arrêter de se trahir pour répondre aux injonctions extérieures. C’est traverser l’inconfort qui mène du connu à l’inconnu. Nos émotions sont les messagers. Le mot « émotion » vient du latin « e movere » : mettre en mouvement. Elles ne sont pas faites pour stagner dans le corps, mais pour en sortir, nous appeler à écouter, à agir. Pourtant, combien de jours, combien d’années, passons-nous parfois à résister à ce qui ne demande qu’à être accueilli ?

4. Les cycles émotionnels du changement

Rappelez-vous la dernière fois que vous vous êtes lancé·e dans un vrai projet de vie (changement de poste, déménagement, nouvelle relation, nouveau régime… ). Par quels hauts et quels bas émotionnels êtes-vous passé·e ?

LA METAPHORE DU HOMARD

Du Jordan Peterson, psychologue Canadien

Le homard grandit vite et doit muer souvent : 10 à 25 fois la première année, puis une fois par an. Quand sa carapace devient trop étroite, l’inconfort le signale. Il se cache alors, vulnérable aux prédateurs, pour laisser partir l’ancienne carapace et en former une nouvelle. C’est dans cette période de grande fragilité qu’il grandit vraiment. Une fois la nouvelle carapace durcie, il ressort plus grand, plus fort.


Comme le homard, quand nous changeons, qu’il s’agisse d’un petit ou d’un grand changement, nous traversons systématiquement des hauts et des bas émotionnels. C’est ce que les chercheurs nomment le cycle émotionnel du changement :

  • Optimisme non éclairé : l’élan enthousiaste du début, tout semble possible,
  • Pessimisme éclairé : les premiers revers, les doutes apparaissent. Bien s’entourer aide à mieux traverser cette phase,
  • Crise de sens : doute profond, remise en question des choix et de l’engagement. Il s’agit d’un moment décisif où la résilience et la détermination sont testées … et où l’on peut redécouvrir ses valeurs profondes,
  • Échec et renaissance : l’échec apparent devient souvent le tremplin à partir duquel rebondir plus fort,
  • Optimisme éclairé : un nouvel équilibre, un espoir réaliste. On embrasse le parcours avec ses défis et ses opportunités.

« Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau et non pas pour se battre contre l’ancien. » – Dan Millman, Le Guerrier pacifique

5. En conclusion

Comprendre ces cycles, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir : savoir que l’inconfort n’est pas un signe d’échec, mais le signal que quelque chose est en train de grandir. La bonne nouvelle ? On peut activer des ressources intérieures pour traverser ces vagues, au lieu de les subir ou de les fuir. C’est ce que je vous partage dans l’article de la semaine prochaine : des pistes concrètes, testées sur moi cette semaine, pour écouter l’inconfort sans vous laisser paralyser.

Et vous ?

Dans quel cycle vous situez-vous en ce moment face à un changement que vous désirez effectuer ?

Partagez en commentaire, afin d’avancer ensemble.

À la semaine prochaine pour continuer à choisir votre vie, même quand ça tangue. Carole

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Mon défi 52 semaines : reprendre le pouvoir sur mes émotions et choisir ma vie !

coyote au coucher de soleil à Monument valley

Apprendre à réguler ses émotions pour faire des choix de vie conscients, semaine après semaine

« Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. » – Gandhi

Bonjour et bienvenue !

Je suis Carole, 53 ans. Coach depuis 17 ans, formatrice, et entrepreneure depuis 7 ans. Ce qui m’a toujours animé, c’est la santé des personnes, parce c’est la vie.

C’est ce qui a conditionné toutes mes études (scientifiques) et ma carrière dans le domaine de la santé/pharma, depuis 28 ans maintenant. La routine, le ronron du quotidien m’ennuie à mourir : il faut que çà pulse !

Amoureuse de la vie, éprise de liberté, et libre penseuse, j’ai choisi de créer ce tout premier blog : « Choisir ta vie » !  Avec la conviction profonde que : nos émotions, notre santé, notre épanouissement personnel et professionnel sont intimement liés. Et une vision et approche globale, intégrative de la santé que j’ai a cœur de partager.

Ce que j’ai pu observer dans ma pratique, c’est à quel point l’environnement dans lequel évolue une personne impacte son bien-être émotionnel et ses comportements. C’est aussi ma propre expérience de vie qui m’a amené à me relever plusieurs fois de ce que certain.es nommeraient « effondrements » et que j’appelle pour ma part : une « pulsion de vie » ou une « impulsion » qui m’amène à repartir à zéro (relation, travail, lieu de vie).  Cette « intensité » émotionnelle m’a amenée à m’intéresser à l’auto-régulation des émotions et à l’estime de soi.

Pourquoi ce défi « Choisir TA vie » ?

« L’impossible recule toujours quand on marche vers lui. » Antoine de Saint-Exupéry

  1. Parce que j’aspire à vivre une vie riche de sens et de joie pour moi : un renouveau
  2. Parce que j’ai envie de contribuer à la santé de demain : humaine, préventive, intégrative,
  3. Parce que je ne veux plus jamais m’abandonner quand le découragement ou le doute pointent leur nez, 
  4. Parce que j’ai envie, comme beaucoup, d’être heureuse et de vivre sans regrets !
un aigle volant au dessus d'une montagne enneigée, au coucher du soleil
Photo de Sylvain Mauroux sur Unsplash

Connaissez-vous cette histoire ?

Un jeune aigle qui grandit parmi les poules, et qui apprit à se comporter comme elles pour être accepté. Un jour, en voyant un aigle planer dans le ciel, il sentit quelque chose grandir en lui et il se prit à rêver… Mais ses congénères lui rappelèrent : « tu es une poule, tu ne seras jamais un aigle. » Alors il douta et à eu honte de rêver. Jusqu’au jour où il se pencha au-dessus d’un lac calme et vit son reflet : ses ailes immenses, son regard perçant, … Et il comprit. Non, il n’était pas une poule. Il était un aigle qui s’était adapté à un environnement qui n’était pas le sien. Alors il choisit de déployer ses ailes et de s’envoler vers les horizons lointains qui l’appelaient depuis si longtemps.

Et vous ? Dans quelle histoire avez-vous grandi ?

Alors mon Défi 52 semaines, c’est une promesse à moi-même de continuer à choisir MA vie, sans regrets,

  • Tout en traversant des émotions inconfortables, comme par exemple :
    • La honte de soi, ne pas se croire à la hauteur de ses objectifs, quels qu’ils soient,
    • La rage de s’être trahie pendant des années pour faire plaisir, par confort, par conditionnement,
    • La peur viscérale d’échouer, ou de réussir, la peur du jugement des autres, 
    • La tristesse de voir son corps « crier » (douleur, maladie …) à force de refouler ses émotions, 
    • L’impatience, le doute, le découragement qui reviennent dès que cela n’avance pas aussi vite que l’on voudrait …

Dans l’étude qu’elle a menée auprès de personnes en fin de vie, Bronnie Ware, infirmière en soins palliatifs en Australie, a listé 5 principaux regrets :

  • Avoir le courage de vivre selon ses aspirations, en lien avec le fait d’oser être soi-même
  • Ne pas travailler si dur et trouver un équilibre pro/perso
  • Avoir le courage d’exprimer ses ressentis, plutôt que les refouler, en lien avec la vulnérabilité
  • Cultiver le lien social
  • S’autoriser à être plus heureux, cultiver le plaisir en lien avec ce qui fait sens pour soi.

Partager cette aventure avec moi vous tente ?

Chaque semaine je viens partager ici :

  • L’émotion du moment, ce qui m’a déclenché …
  • Comment je l’ai traversé (outil, livre, mentor …)
  • Le choix conscient que j’ai posé pour avancer quand même en direction de ma vision
  • Et ma question pour vous : qu’est-ce-que cela vous inspire dans votre propre parcours, personnel ou professionnel ?

Car peu importe votre âge, vos échecs passés, vos regrets,
il n’est jamais trop tard pour choisir VOTRE vie
. Ce qui compte c’est de vous (re)mettre en mouvement, puis de développer certaines compétences que vous êtes parfaitement capables d’apprendre 😉!

Au plaisir !
Carole

Photo de Nicolas Messifet sur Unsplash

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