Créer ta vie, pas attendre la chance : le pouvoir des émotions

Dans un monde anxiogène, ton intelligence émotionnelle change tout

Photo de Maria Oswalt

Il y a des semaines qui marquent un tournant. Pas forcément parce qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire… mais parce qu’on ose. Cette semaine, j’ai animé une conférence. Je ressens encore ce mélange si particulier juste avant de commencer : ce stress qui prend aux trippes, cette excitation qui met en énergie, et cette envie et joie profonde de transmettre… Et, après coup, ce mélange de fierté de me dépasser à chaque conférence donnée, de satisfaction face à l’intérêt porté par les participant.es, leurs retours chaleureux ainsi que les nouvelles opportunités qui se présentent, et aussi de soulagement ! Cette émotion qui permet de se recharger avant de se remobiliser.

Ce que certains nomment « la chance » j’ai la conviction profonde que c’est le fruit d’une compétence émotionnelle que chacun.e peut développer, semaine après semaine. Et c’est exactement l’esprit de ce défi des 52 semaines : apprivoiser vos émotions pour reprendre le pouvoir sur votre vie et la choisir pleinement.

1. Le stress n’est pas forcément un ennemi

Notre environnement (mondial, socio-culturel, professionnel, relationnel, familial, réseaux sociaux, …) est potentiellement source de stress. Il façonne notre mode de vie quotidien (alimentation, mouvement, sommeil, relations, stress…) et impacte notre bien-être. On parle de déterminants de la santé.

Le stress

C’est le déséquilibre perçu entre vos ressources (vos forces, vos compétences, finances, relations, ….) et vos contraintes (personnelles, professionnelles, temps, finances, contexte de vie, … ).

Photo de Luis Villasmil

Avant cette conférence, j’ai ressenti du stress qui s’est manifesté avec tout un tas de pensées et de sensations corporelles. Mais ce n’était pas celui qui paralyse. Plutôt celui qui met en mouvement. Celui qui dit : “Ce que tu fais compte pour toi.” On parle souvent du stress comme d’un problème à éliminer. Dans les propos de mes client.es, j’entends souvent « je suis stressée, anxieuse ». Or ce n’est pas votre identité. Le stress ne définit pas qui vous êtes, uniquement ce que vous ressentez : je suis Carole et je vis du stress, mais je ne suis pas mon stress. Vous voyez la différence ?

S’il n’y a pas un minimum de stress, ce que j’appelle aussi « challenge » ou « défi », c’est l’ennui qui vous guette. Observez vous quand vous faites une activité, un travail, … qui n’a aucun sens pour vous. Comment est votre énergie ? Si à l’inverse vous êtes en « surcharge permanente », toujours en train de courir partout avec un emploi du temps qui déborde et aucun espace pour vous, que cela devient de plus en plus chronique et intense, l’épuisement (burn out) vous guette voire la maladie. Mais entre les deux, il existe le « bon stress« , un stress adaptatif : celui qui nous donne de l’énergie, du focus, de la présence. La vraie bascule ne se fait pas dans l’absence de stress. Elle se fait dans notre capacité à le reconnaître, l’accueillir… et l’utiliser. En faire un tremplin pour aller vers ce qui compte pour vous.

Apprivoiser ses émotions, ce n’est pas devenir zen en permanence. C’est apprendre leur langage dans le corps pour les transformer en ressources, y compris celles que nous connaissons moins ou qui sont désagréables à vivre. Apprivoiser vos émotions c’est vous reconnecter à vous-mêmes. Et c’est ce que je vous apprends à faire en ateliers de groupe et / ou accompagnement individuel.

2. Les émotions : des messagères, pas des obstacles

Pendant la conférence, j’ai posé une question simple : Comment savez-vous que quelque chose vous impacte ? Nous n’avons pas la main sur l’extérieur (le contexte, les autres, les événements). Mais nous pouvons agir sur ce qui dépend de nous : notre manière d’accueillir et de répondre à ce qui nous arrive. C’est là que les émotions entrent en scène.

Du latin e movere (« mouvement hors de »), elles sont de puissants moteurs de nos comportements. Elles en donnent l’énergie et la motivation.

Elles sont là pour nous informer :

  • sur notre relation à nous-même : notre équilibre ou déséquilibre intérieur
  • sur notre relation aux autres
  • sur notre relation à notre environnement au sens large

Photo de Madison Oren

Elles nous mettent en mouvement. Elles nous parlent. Mais si on ne comprend pas leur langage… on finit par les subir sans même en avoir conscience, à se laisser submerger par les émotions désagréables et à occulter celles qui sont agréables. On focalise beaucoup sur la gestion du stress, mais qu’en est il de cultiver les émotions agréables ? D’apprendre à les faire perdurer dans le temps ? A mobiliser des émotions ressources ?

  • Une émotion aidante nous pousse vers nos buts de vie,
  • Une émotion souffrante s’installe dans le temps, s’intensifie, nous isole et nous éloigne de ce qui compte vraiment.

Imaginez votre corps comme un aquarium. Comment va-t-il aujourd’hui ?

3. Le vrai déclic : revenir dans le corps

Un des moments forts de cette conférence, c’est quand j’ai rappelé une chose essentielle : Les émotions ne se vivent pas dans la tête. Elles se vivent dans le corps. Les personnes que j’accompagne s’expriment souvent avec des mots comme : « c’est lourd », « j’ai envie de légèreté, de sérénité ». Mais ne savent souvent pas m’expliquer ce que cela veut dire pour elles. Elles n’ont souvent pas appris à « ressentir » dans le corps : le cœur qui s’accélère, la gorge qui se serre, le ventre qui se noue, les épaules qui se crispent, les mains qui deviennent moites …

*Les émotions de base, ou primaires, définies par Paul Eckman, sont transculturelles et « lisibles » sur le visage.

Récemment passées de 6 à 7, elles comprennent : la joie, la tristesse, le dégout, la surprise, la peur, la colère et enfin le mépris.

Ainsi, le langage non verbal parle plus fort que les mots. En prendre conscience, c’est aussi une responsabilité envers nos enfants, nos relations, nos équipes…

Photo de Alexander Krivitskiy

Les chercheurs ont pu dresser des cartes corporelles des émotions de base* déclenchées par le visionnage de films émotionnels ou bien les expressions émotionnelles d’autrui. C’est dire à quel point tout se passe dans le corps, alors que nous passons notre temps à mentaliser nos émotions. Or nos pensées affectent notre santé et notre bien-être, elles peuvent créer un stress chronique par exemple en anticipant toujours par la négative, et cela érode notre sentiment de sécurité intérieure. Certains chercheurs experts en longévité ont pu montrer que la génétique compterait moins que l’épigénétique, c’est à dire nos choix de vie au quotidien (alimentation, activité physique, gestion du stress et des émotions, sommeil, vie sociale, vie spirituelle …) . D’où l’importance de passer de « je subis mon environnement » à « je choisis ma façon de m’y adapter ».

Apprivoiser ses émotions commence ainsi par ralentir, respirer, observer. Pas pour analyser mais pour ressentir.

4. Ce qui change quand on apprivoise ses émotions

Les actions importantes que nous menons ne sont le fruit du hasard. Elles sont le résultat de plusieurs choses qui échappent parfois à notre conscience. Cette semaine, avec le recul, j’ai :

  • osé sortir de sa zone de confort : m’ouvrir à l’inconnu,
  • traversé l’inconfort, encore et encore,
  • appris à écouter ce qui se passait en soi pour composer avec et avancer,
  • arrêté d’attendre que tout soit “parfait” et j’ai ressenti ce qui était juste pour moi de partager, y compris ici dans cet article, comme chaque semaine.

C’est cela pour moi, développer son intelligence émotionnelle. Vos émotions ne sont plus des ennemies, mais des alliées précieuses pour vous adapter, agir et créer du mouvement vers ce qui vous tient à cœur. Pour quels bénéfices concrets ?

  • Amélioration de votre santé et bien-être : prévention de l’épuisement, meilleure gestion du stress, réduction des maux de tête et de dos, risque cardiovasculaire diminué, immunité renforcée, …
  • Amélioration de vos relations : plus d’authenticité, meilleur climat relationnel, au travail comme à la maison, … meilleure conscience de soi et des autres,
  • Amélioration de la performance : capacité à saisir les opportunités, à prendre des décisions importantes y compris dans des contextes à fort enjeu, créativité et flexibilité accrue, clarté mentale, audace …

J’ai envie de partager ici ce que j’ai vécu la semaine dernière, lors d’une conférences avec des scientifiques du milieu marin qui évoquait la souffrance des dauphins du fait du bruit des humains.

Ce que nous interprétons comme l’émotion de la joie : les sauts des dauphins autour d’un bateau, seraient en fait la manifestation de leur colère car les vibrations liées à nos cris de joie à les voir, le sonar du bateau … sont amplifiés dans l’eau et brouillent le sonar du dauphin.

Cela les empêcherait de se nourrir …

Je n’avais pas conscience de cela, et vous ?

Photo de Pagie Page

Une meilleure conscience de soi, de son fonctionnement, permet ainsi de mieux comprendre le monde de l’autre, y compris s’il s’agit d’un animal.

5. Une invitation pour conclure

Cette conférence m’a rappelé pourquoi j’ai lancé ce défi des 52 semaines : je suis convaincue que nous avons toutes et tous en nous la capacité de choisir notre vie. Mais cela passe par un chemin souvent oublié : celui d’apprivoiser nos émotions. Cela s’apprends et s’entraine. Tout comme savoir mobiliser des émotions ressources, de récupération afin d’éviter l’épuisement et de se recharger pour mieux repartir ensuite.

Tant que l’on porte tout sur nos épaules, on manque d’énergie et d’espace pour se choisir et accueillir le renouveau. Aussi je suis en train de finaliser un guide : « Arrêter de tout contrôler : le guide pour lâcher prise sans culpabiliser ». N’hésitez pas à me le demander via le formulaire de contact si cela fait sens pour vous. Choisir sa vie , se remettre au centre, c’est faire des choix conscients jour après jour pour une vie sans regrets.

Et vous, où en êtes vous ?

Si vous vous arrêtiez un instant… Pas pour tout comprendre mais juste commencer à écouter.

👉 Quelle émotion est la plus présente pour vous en ce moment ?
👉 Est-ce qu’elle est aidante ? souffrante ?
👉 Qu’est-ce qu’elle essaie de vous dire ?

Partagez en commentaire pour que l’on avance ensemble ! À la semaine prochaine,

Carole 🤍 Coach | Emotions & Santé* intégrative

*mes actions ne remplacent ni un avis ni un suivi médical

Bienvenue dans « Choisir ta vie » ! Si vous êtes nouveau ici, vous aurez surement envie de lire mon guide qui vous explique comment commencer à à vous affranchir de la culpabilité et du contrôle pour une vie choisie : cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement

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