Quand l’envie devient plus forte que le déni

cigne qui a la tête sous l'eau au coucher de soleil

Petit aparté pour commencer : cela fait un peu plus d’un mois que ce blog est né. Un mois que je me suis lancée publiquement dans ce défi des 52 semaines. C’est une belle étape, pour laquelle je ressens une certaine fierté, et je voulais vous dire merci. Merci d’être là, de lire, de vous reconnaître parfois dans mes mots. Cela donne encore plus de sens à cette aventure.

Cette semaine, j’avais très envie de parler du déni. Les évènements vécus ces derniers temps m’ont permis de ramener à la surface certains souvenirs et avec eux, des prises de conscience. On met souvent du temps à réaliser que l’environnement dans lequel on évolue (relationnel, professionnel, ou même intérieur : nos pensées, notre alimentation, nos habitudes) est toxique pour nous, d’autant plus si l’on est hypersensible. On s’adapte, on se sur adapte même, on s’habitue, on apprend à « gérer » l’inconfort… jusqu’au jour où on ouvre enfin les yeux, et parfois très longtemps après.

C’est l’histoire de la grenouille dans la marmite : plongée dans une eau qui chauffe progressivement, elle s’adapte jusqu’à en mourir. Alors qu’une grenouille jetée dans l’eau bouillante sauterait immédiatement. Tenir bon parce que « çà va passer », continuer à attendre « le déclic », c’est souvent rester dans le déni. Une fois qu’on a commencé à se réapproprier son monde émotionnel, on ne peut plus faire semblant. Tout devient plus clair, parfois même évident. On voit ce que l’on refusait de voir avant.

1. Le déni : quand on tourne le dos à soi-même

Le déni, c’est quand on voit bien que quelque chose ne va pas, mais que l’on refuse de remettre en question nos certitudes, nos habitudes ou notre façon de penser. On tourne en rond dans le drama, on rend l’autre responsable de notre mal-être, on espère que l’extérieur va changer… sans jamais vraiment se remettre en question. D’un mécanisme de protection au départ, avec le temps il devient une prison. Il se manifeste dans nombreuses situations du quotidien (refuser de voir une dépendance, minimiser des symptômes en cas de maladie, refuser d’admettre qu’une relation nous fait du mal, déni de grossesse …) et amène à refuser la réalité.

Passionnée par la santé depuis mes 6 ans, tout mon cursus universitaire ainsi que mon parcours professionnel sont orientés santé. Jusqu’à en perdre la mienne … tellement je ne pouvais et ne voulais pas voir … Quand on y pense, c’est dingue non ? On envisage le changement, mais on ne le met pas en place. Or …

« Si l’on fait ce que l’on a toujours fait, on obtient ce que l’on a toujours obtenu. »

Paul Watzlawik 

Pourtant, nous avons le pouvoir de transformer notre vie de l’intérieur : en apprivoisant nos émotions au lieu de les mettre sous cloche. Je l’ai beaucoup rencontré en accompagnement : non les personnes ne manquent pas de volonté pour perdre du poids, arrêter de fumer, changer de mode de vie … Elles manquent de présence authentique à elles-mêmes.

moi assise en tailleur sur la plage, face à la mer, tournant le dos à l'objectif

Un des chemins les plus puissants vers le changement, c’est la présence à soi : s’arrêter, entrer dans sa propre aventure intérieure et écouter ce qui est vivant en nous.

Les émotions ne sont pas nos ennemies.

Elles nous parlent de nos besoins.

Apprendre à les écouter, c’est reprendre sa santé et sa vie en main.

2. Comment savoir si on est dans le déni ?

  • Quand on rend systématiquement l’autre responsable de notre mal-être,
  • Quand on attend que l’extérieur change pour se sentir mieux,
  • Quand on s’accroche à des situations ou des relations qui nous épuisent, tout en refusant de voir la réalité en face,
  • Quand on se dit « c’est comme çà », « je ne peux rien changer », « çà va passer », « il faut que je tienne bon » …

Le jour où j’ai compris que la seule variable que je pouvais vraiment changer, c’était moi, tout a basculé. Si j’avais pu ouvrir les yeux plus tôt… Mais c’est aussi ça, le déni : on ne peut pas voir, même quand on pense vouloir changer. Je savais que je devais quitter mon poste mais j’ai tenu bon jusqu’à ce que le corps lâche. Pourtant, je ressentais tout dans mon corps. Je ne savais simplement pas nommer ce que je vivais, ni entendre mes besoins derrière mes émotions.

Aujourd’hui, grâce à ce défi des 52 semaines, je prends conscience … J’ai compris et accepté mon hypersensibilité comme une partie précieuse de moi. J’ai appris à lui faire confiance. Elle est devenue ma boussole interne : je sais désormais, viscéralement, ce qui me nourrit et ce qui me détruit.

3. Sortir du déni : un choix quotidien

photo de  Clay Banks

J’ai choisi de ne plus laisser qui que ce soit ou quoi que ce soit éteindre ma joie. C’est un choix que je renouvelle chaque jour : « Est-ce que cela me nourrit ou est-ce que cela m’épuise ? ».

Les signaux d’alertes, ce sont nos émotions : elles nous permettent de comprendre l’impact de l’environnement sur nous, de regarder la réalité telle qu’elle est et d’agir en conséquence. On ne peut pas empêcher toute souffrance, mais on peut arrêter de s’y accrocher.

Avec le temps et de l’entrainement, on apprend à changer notre environnement, à se préserver (besoin de calme, de nature, de relations qui me tirent vers le haut…), et à choisir des pratiques qui vous soutiennent vraiment.

« Si tu veux de l’ordre dans ta cité, mets de l’ordre dans ton quartier ; si tu veux de l’ordre dans ton quartier, mets de l’ordre dans ta maison ; si tu veux de l’ordre dans ta maison, mets de l’ordre dans ta famille ; si tu veux de l’ordre dans ta famille, mets de l’ordre dans ton cœur. » Confucius

4. Les principes de Tal Ben-Shahar qui m’inspirent cette semaine

Dans son livre Choisir sa vie, Tal Ben-Shahar propose des choix simples mais puissants. Parmi ceux qui résonnent particulièrement en ce moment :

  • Vivre à cent à l’heure ou savourer la vie
  • Manger inconsidérément ou respecter son corps (s’arrêter à 80 % de satiété, comme dans les zones bleues étudiées par Dan Buettner)
  • Laisser passer sa chance ou tourner les situations à son avantage
  • Se dénigrer ou ne pas oublier qui l’on est vraiment
  • Être chercheur de tares ou chercheur de bienfaits

Ces petits choix quotidiens font toute la différence. Ils nous ramènent à la responsabilité et à la fidélité envers soi-même.

« Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. » Carl G. Jung

4. Conclusion

Choisir sa vie , se remettre au centre, c’est faire des choix conscients jour après jour pour une vie sans regrets.

Et vous ?

Quel est le principe ou la phrase qui résonne le plus pour vous en ce moment ?

Partagez en commentaire, avançons ensemble !

À la semaine prochaine pour continuer ce beau défi des 52 semaines : reprendre le pouvoir sur nos émotions et choisir notre vie, même quand ça tangue.

Avec toute ma bienveillance, Carole

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